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Réduire la vitesse sur autoroute ? Une facture à 8 milliards d’euros !

Réduire la vitesse sur autoroute ? Une facture à 8 milliards d’euros !

18 novembre 2013 | Sociologie - Société

Selon Rémy Prud’homme, professeur émérite à Paris XII, une telle décision coûterait en temps de transport supplémentaire plus de 8 milliards d’euros.

« Il s'agit là d'une mesure aux conséquences multiples et importantes, explique Rémy Prud’homme . Elle réduirait le nombre et la gravité des accidents routiers. Elle réduirait aussi la mobilité des personnes et des marchandises en augmentant le coût en temps des déplacements. Cette diminution de la mobilité affecterait les finances publiques, le volume des échanges, la compétitivité des entreprises françaises, l'aménagement du territoire ainsi que des secteurs fragiles comme l'industrie automobile. »

Et M. Prud’homme de rappeler qu’au moment où Manuels Valls, ministre de l’Intérieur évoquait cette possible baisse de la vitesse maximale sur autoroute, le premier ministre Jean-Marc Ayrault annonçait dans le même temps des investissements d’avenir dans le domaine des transports.

Se basant sur les 565 milliards de kilomètres effectués en France par les véhicules en 2012 et en tablant sur une baisse de la vitesse moyenne de 5 km/h tous réseaux confondus, qui ferait ainsi passer celle-ci de 90 à 85 km/h, ce seraient alors 500 millions d’heures perdus, pour un coût que Rémy Prud’homme estime aux alentours de 8 milliards d’euros.

En n’oubliant pas qu’un tiers des tués sur les routes françaises est du à la vitesse et que la diminution de celle-ci entraînerait une réduction des morts de 20%, le « bénéfice » économique serait de 0,5 milliard d’euros.

Rémy Prud’homme précise enfin que ces évaluations « à la louche » n’ont aucune prétention scientifique et ne donnent que des ordres de grandeur, mais qu’elles attirent  surtout l’attention sur toutes les conséquences que peut engendrer une telle mesure.

L’avis de A&A :

Etude contre étude…gain de vies contre pertes économiques…les arguments ne manquent pas. Mais de toute évidence, face à l'absence d’acceptabilité sociale de la mesure, le débat doit être approfondi et les analyses vulgarisées pour que les français comprennent réellement les enjeux et puissent formuler un avis objectif. Plus que la généralisation de la baisse des limitations de vitesse, il vaudrait mieux parler de modularité selon les lieux, les circonstances et le trafic. Plus que de donner le sentiment de s’attaquer systématiquement à la vitesse, il conviendrait de se pencher sur les causes qui provoquent sorties de route ou collisions et qui se produiront toujours même avec 10 km/h de moins.  Il semble plus facile pour les pouvoirs publics de chercher à minimiser l’impact d’un choc que de chercher à l’éviter.

A lire également : "Baisse des vitesses sur le réseau secondaire : un recul symptomatique"

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