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Les nouveaux radars mobiles capables de prendre par l’avant, mais à quelles conditions ?

Les nouveaux radars mobiles capables de prendre par l’avant, mais à quelles conditions ?

18 décembre 2013 | Règlementation et mobilité

 Les « mobiles mobiles » comme on les surnomme faussement sont capables de beaucoup de performances, y compris de flasher un véhicule roulant en sens inverse, mais pas dans n’importe quelles conditions. Explications.

Les automobilistes les ont déjà surnommés « mobiles-mobiles » mais ils s’appellent en fait « radars mobiles nouvelle génération » ou RMNG.

Apparus au printemps 2013, ils n’étaient jusqu’à présent capables de flasher en roulant  (de façon invisible grâce à leur flash infrarouge) que les véhicules en infraction les doublant. Ce que l’on appelle en « éloignement ».

Or depuis septembre dernier, ces mêmes RMNG sont également homologués pour flasher en roulant un véhicule qu’ils croisent.

Reste que les conditions à remplir pour que mesures soient validées compliquent un peu la tâche des forces de l’ordre. Au nombre desquelles circuler sur une route dégagée, sans terre-plein central, sans haie, ni un quelconque obstacle entre les deux sens de circulation. En théorie, ils sont même capables de prendre simultanément des véhicules en approche et en éloignement. Dans la réalité, c’est la position GPS du véhicule qui permet de connaître le lieu de l’infraction. Exit donc tous les endroits où le GPS ne passe pas. Car sans la mention du lieu exact de l’infraction, le PV n’est pas valide.

Bien sûr, selon le certificat d’homologation des RMNG, il est nécessaire que la différence entre le véhicule cible et le véhicule porteur soit supérieure à 20 km/h pour qu’un message d’infraction soit émis. Sauf que rien n’empêche le véhicule radar de rouler à une vitesse inférieure à la vitesse limite…Cela veut-il dire que si les forces de l’ordre roulent à 111 km/h sur un axe limité à 130 km/h, la verbalisation est possible dès 131 km/h ? N’oublions pas non plus la marge technique qui existait déjà avec les radars « classiques » mais qui est ici plus importante, que le RMNG soit utilisé en roulant ou à l’arrêt. En dessous de 100 km/h ce sont désormais 10 km/h qui sont déduits contre 5 pour les « classiques », et au-dessus de 100 km/h ce sont 10% qui sont déduits au lieu de 5%.

Les RMNG seraient donc paramétrés pour flasher des véhicules uniquement détectés à :

  • 146 km/h ou plus sur une autoroute limitée à 130,
  • 124 km/h ou plus sur une voie express limitée à 110,
  • 102 km/h ou plus sur une route limitée à 90 ou bien encore,
  • 81 km/h ou plus quand elle est limitée à 70 puis,
  • 61 km/h ou plus en ville où la vitesse limite est de 50.

Au total ce sont une centaine de Renault Mégane mais également de Peugeot 208 qui devraient emprunter nos routes d’ici la fin 2013.

L’avis de A&A :

Attention à la course à la technologie et à la perception des conducteurs face à ce développement. Une fois encore, que d’argent investi dans la pure répression. En jouant une fois de plus sur le côté « personne ne peut y échapper ni s’en protéger, à moins de respecter à la lettre, 24 heures sur 24 et 365 jours par an, les limitations de vitesse ». Mieux même, les voitures étant banalisées et les flashs invisibles, les PV « tomberont du ciel » et bien malin l’automobiliste capable de savoir où il a été flashé à partir de coordonnées GPS. De quoi renforcer un peu plus le sentiment de répression aveugle ressenti chaque jour. Et rappeler que le côté prévention mis en avant lors de l’avènement du système de contrôle sanction automatisé s’est depuis totalement vidé de son sens. En effet, si la politique de sécurité routière doit savoir préserver un juste équilibre entre pédagogie et répression, la tentation est trop grande de la part des pouvoirs publics de se tourner uniquement vers le tout répressif (cf la tentative de mesure de supprimer les panneaux d’information des radars fixes pourtant implantés dans les zones dangereuses). Le toujours plus technologique, qui est en train de créer un réel déséquilibre en est également la preuve, avec pour conséquence directe des réactions toujours plus négatives de l’opinion publique vis à vis la politique générale de sécurité routière. Pour éviter cela il conviendrait d’expliquer très clairement (et surtout de démontrer) que ces outils ne sont là que pour réprimer les comportements dangereux et non pas monsieur tout le monde.

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