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Le port du casque pour les enfants de - de 12 ans : une mesure de bon sens

Le port du casque pour les enfants de - de 12 ans : une mesure de bon sens

23 mars 2017 | Règlementation et mobilité

Le 22 mars 2017, le port du casque à vélo devient obligatoire pour les enfants (conducteurs ou passagers) de moins de 12 ans. À cette occasion, la Sécurité routière lance une campagne de prévention à destination des parents, dans la presse. 

À travers cette campagne, il s’agit de montrer que le port du casque pour les enfants n’est pas seulement une obligation, mais aussi une nécessité pour leur sécurité. Les chocs à la tête chez les jeunes enfants peuvent causer des traumatismes plus graves encore que chez les adultes ou adolescents, c’est pourquoi la Sécurité routière tient à alerter les parents sur l’importance du port du casque. Le casque diminue le risque de blessure sérieuse à la tête de 70%, le risque de blessure mineure de 31% et le risque de blessure au visage de 28%. Une étude récente confirme et quantifie le risque de lésions neurologiques dans la tête d’enfant de 6 ans casquée et non casquée. Le port du casque diminue drastiquement le risque de perte de connaissance : à plus de 10 km/h, il passe de 98% dans le cas d’une tête non casquée à 0,1% pour une tête casquée.

La décision de rendre obligatoire le port du casque pour les enfants de moins de 12 ans s’inscrit dans la continuité de la mesure n°16 du Comité interministériel de la sécurité routière du 2 octobre 2015 visant à réduire la gravité des blessures au visage et les risques de traumatismes crâniens des enfants pratiquant le vélo. 

Le décret n° 2016-1800 relatif à cette obligation, paru au Journal officiel le 22 décembre 2016, a prévu un délai de 3 mois pour que chaque famille puisse avoir le temps de s'équiper correctement. L'entrée en vigueur de cette obligation sera donc effective à compter de ce 22 mars 2017. La responsabilité de l’adulte est engagée : si un adulte transporte à vélo un enfant passager non casqué ou accompagne un groupe d'enfants non protégés, il risque une amende de quatrième classe (90 euros). 

Quelques chiffres clés :

  • Environ 5,5 millions d’usagers vélo occasionnels ou réguliers âgés de moins de 12 ans.
  • De 2011 à 2015, 1 178  enfants de moins de 12 ans ont été impliqués dans un accident de vélo, parmi lesquels 26 enfants ont été tués, 442 enfants ont été blessés hospitalisés, 665 enfants blessés légers et seulement 45 enfants ont été indemnes.
  •  91 % de ces accidents (et 85 % des décès) se sont produits en agglomération (ONISR, 2015).

 

L'Avis de A&A :

Il est curieux, face à cette annonce, de voir la réaction des défenseurs du vélo qui n'hésitent pas à se montrer très frileux, certains déclarant même que "cette mesure est de nature à stigmatiser tous les cyclistes et entretenir chez eux un sentiment d'infériorité"... Argument incompréhensible mais pourtant bien réel et qui perdure depuis un certain nombre d'années au sein des débats de sécurité routière.

Pourtant notre expérience permet d'affirmer que nos enfants qui ont toujours porté un casque petits en faisant du vélo ont toujours trouvé cela normal et n'ont pas été traumatisés ! C'est, à n'en pas douter, une démarche responsable et normale de la part de parents soucieux de la protection de leurs enfants. Alors comment peut-on se montrer contre une telle disposition ?

Nous entendons bien evidemment les arguments des pro-vélo qui ont peur que la contrainte du casque ne pénalise les usagers et les dissuade de prendre un vélo. Mais sur ce point les autorités ont parfaitement conscience de ce fait, le Délégué Interministériel à la Sécurité Routière, Emmanuel Barbe, déclarant même qu'une généralisation serait complexe dans certains cas comme par exemple l'utilisation du vélib. Nous entendons aussi les arguments qui consistent à expliquer qu'il serait préférable d'axer les mesures sur l'apprentissage et la bonne pratique du vélo.

Mais nous comprenons aussi que derrière ces arguments et ces débats se cache une forme d'idéologie qui cherche à opposer les différentes catégories d'usagers de la route.  Or il n'y a pas d'un côté les forts et les plus vulnérables, les gentils et les méchants... En réalité il y a un citoyen qui, selon ses besoins et ses envies, utilise tel ou tel mode de mobilité. Ainsi piéton, cycliste, cyclomotoriste ou automobiliste ne forment en réalité qu'une même et seule personne. C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons que regretter ces oppositions qui ne font qu'exacerber les passions.

Nous évoquerons enfin la position des anti-répression qui, s’interrogeant sur le nombre d’enfants de moins de 12 ans qui en réalité ne portent pas de casque, dénonçent dans le même temps une nouvelle réglementation qui porte atteinte aux libertés et qui est synonyme de verbalisation des contrevenants, sans pour autant pouvoir justifier d’effets réels sur la sécurité routière. 

En conclusion, acceptons de voir au travers de cette mesure une sensibilisation des parents sur leur rôle protecteur et d'éducateur, des enfants sur leur vulnérabilité et sur les risques potentiels, et gageons enfin que les forces de l’ordre fassent preuve de discernement et de pédagogie dans le cadre de leur mission de contrôle.

C’est là toute l’alchimie de l’acceptabilité sociale. 

 

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