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Hausse des Péages autoroutiers : faut-il changer les règles ? Ouvrons le débat !

Hausse des Péages autoroutiers : faut-il changer les règles ? Ouvrons le débat !

31 janvier 2013 | Infrastructures de transport

Chaque année, au 1er février, reviennent les litanies des hausses de tarifs autoroutiers avec leurs kyrielles de protestations, de dénonciations des abus, de feintes surprises des politiques et de justifications embarrassées des sociétés d’autoroutes. Face aux énormes bénéfices réalisés par ces dernières l’incompréhension de l’opinion publique est très forte et pourtant rien ne change. C’est la raison pour laquelle le club de réflexion et d’action Automobilité & Avenir propose d’ouvrir le débat sur la nécessité de changer les règles de la tarification des péages devenues inadaptées, afin de retrouver un prix acceptable et juste pour les usagers.

Si le péage a démontré son efficacité en permettant en 40 ans l’édification d’un réseau concédé d’une grande qualité sans qu’il en coûte un sou à l’Etat, le système de tarification est aujourd’hui jugé opaque et injuste. La nouvelle augmentation annoncée de plus de 2 % pour 2013, en pleine période de crise et de pouvoir d’achat en berne, ne va rien arranger.

« Il y a d’un côté les usagers qui désirent payer un prix de péage le plus juste, de l’autre des sociétés d’autoroutes dont la volonté est rentabiliser leur investissement le plus rapidement possible et dégager des profits, et enfin l’Etat qui souhaite assurer sa mission de service public et conserver des infrastructures routières de qualité », explique Laurent Hecquet Président d’Automobilité & Avenir. « Il semble difficile de parvenir à concilier 3 objectifs qui peuvent paraître contradictoires mais c’est possible !».

Pour Automobilité & Avenir, il est nécessaire et urgent de trouver un nouveau modèle économique qui parvienne à concilier les intérêts de l’ensemble des parties.

Des bénéfices de plus en plus importants :

La règle fixée depuis 1995 par le Gouvernement Balladur n’est plus adaptée car elle entraîne des hausses annuelles supérieures à celle de l’inflation. Le système tarifaire contenu dans les contrats de concession, y compris pour les plus anciens, ne correspond plus au contexte économique car la situation des sociétés autoroutières n’a plus rien à voir avec celle qui prévalait à l’époque de l’acte fondateur des autoroutes concédées.

Ainsi, sous le double effet d’une stabilité structurelle des charges de construction et de la réalisation de gains de productivité, les charges des sociétés se sont fortement réduites, amenant par exemple les 2 principaux groupes ASF et APRR à enregistrer respectivement en 2011 un bénéfice après impôt de 788,8 millions € et de 395,4 millions € soit une progression d’environ 78% par rapport aux bénéfices de 2005 pour le premier et de 103 % pour le second.

Les évolutions comparées des recettes et des charges de ces sociétés, rapportées au nombre de kilomètres parcourus par les usagers, démontrent que les augmentations de tarifs pratiquées au cours des dernières années ont été excessives.

Pourtant l’Etat ne réagit pas ! :

La Cour des Comptes, dans son rapport public annuel 2008, a largement dénoncé ces faits. Pourtant, aucun gouvernement n’a véritablement pris en compte les observations formulées.

Cette inertie gouvernementale est d’autant plus incompréhensible que ces augmentations de tarifs impactent le pouvoir d’achat des usagers des autoroutes, ainsi que la compétitivité des entreprises en renchérissant le coût du transport des marchandises, répercuté au final sur le consommateur.

Pour Automobilié & Avenir, ce débat est d’autant plus important que la durée des concessions se réduit et que, plus leurs échéances se rapprocheront, plus les sociétés d’autoroutes risquent de se montrer réticentes à investir, avec pour conséquence la dégradation des infrastructures.

« Une telle réforme serait de nature à redonner du sens et à réconcilier les usagers avec les sociétés concessionnaires, en introduisant un sentiment d’une plus grande équité. Elle ouvrirait à l’Etat, en outre, de nouvelles perspectives dans la gestion du patrimoine routier dont il a la lourde charge.» conclut Laurent Hecquet, qui entend interpeller toutes les instances concernées par ce dossier pour leur proposer des premières pistes de réforme.

Informations complémentaires dans le dossier complet de Automobilité & Avenir.

Télécharger le communiqué de presse au format PDF

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