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Baisse des vitesses sur le réseau secondaire : un recul symptomatique...

Baisse des vitesses sur le réseau secondaire : un recul symptomatique...

29 novembre 2013 | Règlementation et mobilité

Par Laurent Hecquet président du club de réflexion et d’action « Automobilité & Avenir »

Alors que cela fait plusieurs mois que l’idée de la baisse des vitesses de 10 km/h sur le réseau secondaire a été relancée par le Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR), et que l’on assiste depuis à une véritable polémique entre différentes parties qui s’opposent et restent solidement campées sur leur position, Il est surprenant de constater que cette proposition, qui semblait encore intéresser très fortement les médias ce matin même, soit subitement mise en veille. Crainte électoraliste ou puissants lobbys convaincants ? Une chose est certaine, c’est que le langage de sourds qui s’est instauré a rendu le débat totalement inaudible et inexistant. Mais comme ce n’est très certainement que partie remise, il convient de dénoncer la méthode et la façon dont les choses se sont passées jusqu’à présent.

Dans le cadre de sa mission sur ce grand thème sociétal de la sécurité routière, le CNSR est parfaitement dans son rôle en investissant des champs de réflexion. Mais il ne l’est plus du tout quand il communique en anticipant ses conclusions et en lançant sur le tapis, plusieurs mois à l’avance, une idée dont on sait qu’elle n’est pas populaire, amenant même le ministre de l’intérieur, au début de l’été, à prendre d’ores et déjà position avant que les réflexions ne soient abouties.

Cela n’a pas manqué d’attiser logiquement la colère des différents mouvements de représentation des usagers qui ont trouvé là l’occasion idéale pour relancer leur action de mobilisation, espérant au passage pouvoir glaner quelques adhérents supplémentaires en flattant les conducteurs avec des arguments populistes, sans manquer bien évidemment de revendiquer la victoire qui démontre leur soit disant force.

Mieux encore, certaines de ces organisations, qui s’opposent pourtant violemment à cette mesure, siègent dans les instances du CNSR ! Cela peut paraître particulièrement surprenant ! Peut-on travailler dans les commissions, être contre une mesure, et accepter que l’instance dans laquelle on travaille annonce une orientation non souhaitée ? Le commun des mortels est en droit de s’interroger sur leur rôle, leur légitimité et le but de leur présence si finalement le vrai travail revient à des experts extérieurs. Certes il est toujours important de siéger dans des instances pour être tenu au courant et mener son travail d’influence, mais force est de constater que cela ne fonctionne pas.

Quant à la mesure en elle-même, elle mérite à n’en pas douter une réflexion bien plus sereine et bien plus approfondie car il est clair qu’à ce jour l’acceptabilité sociale n’est pas au rendez-vous. Il convient donc d’opposer dans les règles de l’art les différentes études et analyses dont il est question, de réellement les étudier et surtout de les expliquer de façon pédagogique et claire afin que les français puissent comprendre les enjeux et formuler un avis réfléchi en dehors de toute réaction épidermique, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. C’est ce que recommande « Automobilité & Avenir » si ce sujet venait à refaire surface !

A n’en pas douter la politique de sécurité routière intéresse tout le monde mais elle divise dans le même temps très fortement. C’est un problème de méthode, de manque d’écoute, voire même de certitudes militantes imposées.  Il est regrettable de constater qu’après  toutes ces années, la politique de sécurité routière souffre toujours de critiques et d’incompréhension. C‘est la preuve qu’il existe un profond dysfonctionnement et surtout un éloignement trop fort  avec la base c'est-à-dire avec les conducteurs français. 

Une autre recommandation forte de notre club de réflexion et d’action est d’agir efficacement en direction des autres gisements de sécurité routière que sont l’alcool (925 personnes tuées soit 25 % de la mortalité routière *) et la somnolence au volant, totalement sous estimée aujourd’hui. Des grands thèmes sur lesquels le consensus existe déjà !

(* Source rapport ONISR 2012 p 62)

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